l homme est le chef de la femme
LeProphète a dit: «Parmi toutes les personnes, c'est à son mari que la femme doit le plus et à sa mère que l'homme doit le plus» . La femme musulmane doit veiller sur l'éducation de ses enfants avec qui elle passe la plupart de son temps. Et elle est la souveraine de sa maison qui doit être lieu de bonheur et d'amour grâce à elle. 2
LaLiberté guidant le peuple : 4 détails à la loupe 1# La liberté personnifiée. La Liberté est sans conteste le centre du tableau. Elle est incarnée par une femme du peuple, portant le fameux bonnet phrygien adopté par les révolutionnaires depuis 1789, et incarnant le peuple. Dans la main droite, elle tient le drapeau bleu-blanc-rouge (couleurs de Paris et de la royauté),
Laconclusion est la suivante: 16 % d’écart de salaire entre homme et femme occupant le même poste. 27 % si le poste est à responsabilités. Et ce, malgré les lois de protection des
Lhomme est au Christ ce que la femme est à l’Église. Étant donné que l’Église est la fiancée du Christ, cela fait sens qu’elle couvre sa tête comme un signe d’autorité et de soumission à son fiancé, le Christ, représenté par l’homme. C’est l’Église qui est soumise au Christ, et pas le contraire. Il s’agit d’une
Dieucommande à la femme d’être soumise à son mari et le premier moyen de domination qui est donné à l’homme sur la femme, c’est le pouvoir de la nommer. Le nom d’Ève paraît seulement à ce moment du récit (Gn 3, 20). Il peut être traduit par « vie » ou « vivante ». L’homme est nommé par Dieu et la femme obtient son nom
Chat De Rencontre En Ligne Gratuit. Soumission hommes et femmes dans la Bible1ère questionAprès voir pris connaissance de l'enseignement sur Le rôle de l'homme et de la femme dans le couple», j'aurais besoin d'éclaircissements quant à certains éléments plutôt passages cf. Credo chapitre 6, 6-3-1 Le mariage et le célibat parlent de soumission mais les contextes sont différents époux/hommes en général; à qui doit se soumettre la femme», à son mari ou aux hommes en général ? Le thème parle du rôle dans le couple» mais il semble que certains de ces passages parlent des relations entre hommes et femmes et non épouse/ m'éclairer et éventuellement me donner des exemples pratiques ? Comment cette soumission s'articule-t-elle par des exemples pratiques ? Merci !RéponseLe cadre de la soumission est le couple. Les femmes en général n'ont pas à être soumises aux hommes en général, mais seulement l'épouse à son mari. La difficulté vient de nos traductions qui traduisent femme» par deux termes différents, soit le mot épouse» soit le mot femme» qui évoque toutes les personnes de sexe féminin. L'autorité ne s'applique que du mari sur son épouse. Comme le dit l'enseignement du manuel "Credo", et en s'appuyant, par exemple, sur Ga 3,28, les deux, maris et femmes sont égaux en valeur et en dignité devant de la soumission dans le couple entre époux & épouseUn texte clair recommande la soumission de la femme à son mari Ephésiens voir aussi 1 P Cette soumission doit être une attitude volontaire, et non une façade. La soumission de la femme doit être volontaire et non contrainte et forcée, en traînant les pieds». Il ne s'agit pas non plus d'une soumission dégradante en ne prenant pas part à la vie et sans discussion. Il s'agit d'un acte volontaire, d'un engagement, d'un partenariat. L'épouse désire vivre cette soumission, d'abord parce que l'épouse aime le Seigneur et par égard envers celui qui est son Dieu, son Seigneur, son implique que l'épouse ne va pas chercher à revendiquer ce rôle à la tête de la famille. Elle ne va pas non plus saboter toutes les décisions. Elle accepte les décisions de son mari et le soutient en toutes circonstances, il en a besoin. C'est lui qui doit assumer toute la responsabilité en tant que chef... et de l'aide est la bien des hommes n'assument pas leur position de chef et les responsabilités qui vont avec, il peut aussi arriver que des femmes soient excessivement critiques ou querelleuses, sapant ainsi la relation telle que Dieu l'a soumission non seulement dans les faits, mais aussi dans les pensées pas de mépris, une chasse constante contre toutes les pensées qui pourraient être dégradantes pour son conjoint idem pour les hommes d'ailleurs.Il y a aussi le danger de la manipulation. Les femmes sont, souvent, pas toujours, mais bien souvent quand même, plus subtiles que les hommes. Il en va de leur responsabilité de ne pas utiliser cette subtilité pour manœuvrer leurs maris pour qu'ils fassent ce qu'elles attendent de lui. Le mari doit assumer l'autorité qui lui est donnée.Tout en déléguant de nombreuses tâches et responsabilités aux membres de sa famille de façon à mettre en valeur les compétences et capacités de chacun, et en laissant en particulier à son épouse une grande liberté d'initiative, le mari et père de famille garde l'oeil sur la marche générale de son foyer de manière à s'assurer que les choses se passent comme elles doivent et que les décisions ou les mesures nécessaires à la bonne marche du foyer et au bien-être de chacun de ses membres soient prises. Quelle que soit la manière d'arriver aux décisions dans le couple, quelle que soit l'implication – qu'on peut souhaiter maximale – de l'épouse dans le processus de décision, quelle que soit la part de délégation confiée à l'épouse dans ce domaine, c'est lui qui en porte la responsabilité première et c'est à lui qu'il appartient de trancher tout en tenant compte du point de vue de son épouse et de ses enfants lorsque la discussion ne permet pas de déboucher sur un accord.» Texte de Sylvain Romerowski, La Revue Réformée», n° 240.L'homme et la femme sont donc des partenaires, avec discussion, échanges, mais si un désaccord subsiste, il est nécessaire qu'une personne puisse trancher, notamment lorsqu'il n'est plus possible de différer la décision. C'est le rôle du mari, qui doit prendre ses responsabilités et assumer ses de l'homme dans le coupleSi Dieu demande à la femme de se soumettre, il ne demande pas à l'homme de dominer. Il demande d'aimer. Et aimer jusqu'au sacrifice, comme Christ a aimé l'Eglise Ep romantique, l'amour lié aux sentiments est une bonne et belle chose qui a toute sa place dans le mariage. La complicité, l'amitié dans le mariage sont des ingrédients beaux, utiles, forts même. Ils font partie de la relation. Mais ce n'est pas suffisant. Il y a aussi l'amour qui se l'exemple de Jésus Jn l'autorité est une autorité pour servir, pour le service des personnes sur qui l'autorité s'exerce. Le mari doit donc prendre les décisions qui s'imposent non pas pour son propre bien, son propre intérêt, mais pour le bien de son épouse et de toute sa famille le cas échéant. Il a besoin de toute l'aide de toute la sagesse divine pour mener à bien cette tâche de l'homme et de la femme ?Un petit commentaire sur la complémentarité homme femme et le texte de Genèse parle souvent de complémentarité entre l'homme et la femme... enfin surtout la femme qui est complémentaire de son mari, considéré comme la personne la plus importante du le récit de la création, la complémentarité est absente. S'il n'est pas bon que l'homme soit seul, si la femme est tirée de l'homme, il n'est jamais dit que l'homme et la femme sont Platon qui a dit que les humains étaient au départ mâle et femelle et que les dieux les auraient coupés en deux pour les affaiblir. D'où cette recherche de sa moitié pour de nouveau vivre une certaine plénitude. Rien de biblique rien de vrai non plus!Si l'homme et la femme sont créés l'un pour l'autre, mais ils sont chacun des personnes à part entière, pas besoin du mariage pour être une personne accomplie, même si le mariage est une belle chose. Une personne célibataire n'est pas incomplète mais elle a toute sa valeur en elle-même... ceci dit sans minimiser les souffrances que cet état occasionne rencontre de l'homme et de la femme n'est pas la réunion de deux personnes complémentaires, mais de 2 personnes à part entière qui doivent s'accepter l'une l'autre en faisant l'expérience de leur texte de Genèse 2 où Adam reconnaît Eve met surtout l'accent sur la similitude après avoir nommé tous les animaux, après avoir vu toute la création, il découvre cette femme qui lui est la femme est soumise à son mari, elle lui est semblable dans l'humanité, la dignité, la valeur... cela va de soi pour nous, mais il est intéressant de pouvoir le mentionner dans notre manière de présenter la foi et notre manière de questionJ'apprécie que vous me fournissiez une réponse précise à un sujet aussi complexe mais surtout je prends votre première affirmation Les femmes en général n'ont pas à être soumises aux hommes en général» et que je lis dans la Parole en CorinthiensJe veux cependant que vous sachiez que Christ est le chef de tout homme, que l'homme est le chef de la femme, et que Dieu est le chef de Christ ... l'homme n'a pas été tiré de la femme, mais la femme a été tirée de l'homme et l'homme n'a pas été créé à cause de la femme, mais la femme a été créée à cause de l'homme... C'est pourquoi la femme, à cause des anges, doit avoir sur la tête une marque de l'autorité dont elle dépend» 1 Cor 8-10, ainsi que Que la femme écoute l'instruction en silence, avec une entière soumission. Je ne permets pas à la femme d'enseigner, ni de prendre de l'autorité sur l'homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite» 1 Tim n'est-il pas en train de dire que "les femmes en général" doivent être soumises "aux hommes en général" ? Le terme homme» dans ce texte ne réfère-t-il pas à la race humaine mâle ? Utilisant le concept d'Adam et de Ève comme base de son instruction, les femmes ne doivent-elles pas être soumis à tout homme?Merci de m'éclairer, je vous avoue que tout cela est discordant, à première quelques éléments de réponse à propos de textes reconnus difficiles par la majorité des spécialistes. Je ne prétends pas tout expliquer, mais je donne quelques idées, sachant que certains points demeurent texte de Galates donne une première base pour montrer l'abolition de toute distinction de valeur devant texte de 1 Corinthiens 11 est délicat. Les versets 3-5 évoquent toute femme» mais son chef» ou sa tête» selon les traductions. Si on ajoute le parallèle avec Ephésiens 5 relations mari et femmes, on voit qu'il s'agit sans doute des relations entre une femme et son mari. Cela correspond d'ailleurs bien aux conventions de l'époque la tenue vestimentaire de la femme reflétait le statut social de son mari et être tête nue exposait une femme aux avances masculine, d'où le déshonneur pour le mari et non pour tous les hommes.Aux versets 8 et 9 Eve a été tirée de son mari, le texte montre d'ailleurs bien qu'il s'agit d'un cas particulier entre Adam et Eve dont Paul se sert pour généraliser aux relations dans le verset 10 est, d'après plusieurs commentateurs et spécialistes du Nouveau Testament, mal traduit. On ne trouve pas dans le grec dont elle dépend ». On retrouve 2 manières de comprendre ce verset- Soit la femme a un signe sur la tête montrant son autorité pour prophétiser elle exerce une autorité.- Soit la femme doit avoir sur la tête une marque de l'autorité qui est sur elle, c'est-à-dire, selon les autres textes du Nouveau Testament, son mari, et non pas les hommes en texte de 1 Timothée continue de faire couler beaucoup d'encre. Paul ne permet pas à la femme d'enseigner en prenant autorité sur l'homme la prise d'autorité est liée à l'enseignement, ce n'est pas un cas général. Il évoque ici un cas général dans l'Eglise en maintenant une claire distinction des sexes, élément normatif à à un texte aussi discuté, je ne peux que donner quelques éléments. Paul interdisait à l'époque un enseignement qui impliquait une prise d'autorité tout en permettant à la femme de prier, prophétiser et être diacre dans l'Eglise. Il donne des directives pour organiser le culte, il y a donc une limitation dans la portée de son commandement, il ne s'applique pas hors du cadre du Le principe général est la soumission de la femme à son mari avec le cadre donné dans ma réponse précédente, l'autorité étant liée au service... un service prêt à se sacrifier, à l'image de Christ. Paul a clairement demandé que les femmes, en général, ne prennent pas autorité sur les hommes dans le culte, en tout cas dans le domaine de l'enseignement. On remarque d'ailleurs que les responsables des Eglises ont longtemps été exclusivement des hommes et que c'est encore le cas dans de nombreuses Eglises, comme réaction à cet questionDans vos courriels, vous insistez sur la valeur égale des hommes et des femmes. Je veux que vous sachiez d'entrée de jeu que je n'ai jamais mis en cause la valeur» devant Dieu de la gente féminine; créée à l'image de notre Dieu, elle est une créature de ce même Dieu même si cela semble, selon la Genèse, s'être produit dans un deuxième temps. C'est sur la question du rôle que se situe la difficulté et comme vous le dites certains points demeurent obscurs» dans l' même après avoir établi un point de vue défavorable ou, disons, différent du rôle de la femme, cela demeure difficile à saisir. Ne serait-ce le fait que dans l'épître aux Corinthiens, Paul dit en même temps que les femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis d'y parler», brandissant même la loi au fait, où se trouve cette loi dans le Pentateuque ?; et à la fois il leur recommande que lorsqu'elle prie et prophétise» prophétiser annoncer les oracles de Dieu à l'assemblée, elle soit voilée...Priscille que l'on retrouve aux côtés de Paul et dont il est dit, qu'elle et son mari ont pris à part Apollos homme très instruit nous dit le texte pour l'instruire plus exactement dans les voies de Dieu. Elle devait avoir une autorité pour enseigner ?De toute évidence, Paul ne fait aucune obstruction à ses activités d'enseignements, non ?Avez-vous des pistes de réflexion sur ces derniers points ?RéponseLes textes que vous évoquez sont particulièrement sensibles et difficiles, même pour les spécialistes du Nouveau j'ai bien compris les textes, Paul souligne à la fois une égalité de valeur entre l'homme et la femme et une prééminence de l'homme évoquée par exemple dans 1 Corinthiens dans 2 cas Il s'agit du mariage où les deux époux ne forment plus qu'un» Gn mais où l'homme garde une autorité liée à un service et une responsabilité plus grande, tout en sachant que la femme doit se soumettre et l'homme doit non dominer, mais aimer sa femme, comme rappelé en Ephésiens 5. On remarque aussi que dans le couple, chacun a autorité» sur le corps de l'autre 1 Co Le second cas est celui de l'Eglise qui se rassemble. Tout en autorisant et encourageant la femme à exercer ses dons, Paul demande que dans le cadre de l'Eglise, les femmes en général ne prennent pas autorité sur les hommes en général et sur l'assemblée entière. Pour reprendre les exemples que vous citez, il est vrai que Priscille a enseigné, avec son mari Ac ce qui montre au moins un ministère dans le cadre du évoque aussi les femmes qui prient, qui prophétisent 1 Co La définition de la prophétie est donnée plus loin 1 Co avec une exhortation qui correspond à l'application de vérités bibliques dans la vie du croyant. En ce sens, cette prophétie n'est pas revêtue d'une autorité normative. Ce sont plutôt des paroles d'encouragement qui aident à rendre concrètes les vérités abstraites de la doctrine reste les demandes difficiles de 2 textes 1 Corinthiens et 1 Timothée Avant cela, je note pour la question du voile 1 Co 11,1-15 que le mot voile» n'apparaît qu'une seule fois dans ce passage, au verset 15. Pour le reste, on parle de la tête couverte» ou non couverte», mais pas de voile et au verset 15, ce sont les cheveux qui servent de voile. Le sens général du texte est de respecter l'ordre créationnel. Les hommes sont des hommes et les femmes restent des femmes; il ne serait pas juste d'abolir toute différentiation à la loi 1 Co n'est pas claire. Certains voient une loi civile; pour d'autres, Paul dit la loi» pour évoquer l'ensemble du Pentateuque. Dans ce cas, la loi évoquerait le principe de subordination de la femme créée pour l'homme voir son argumentation en 1 Co le texte de 1 Timothée les spécialistes sont d'accord pour souligner que le contexte est celui des rencontres d'Eglise, lorsque l'Eglise est rassemblée. Le sens de ce passage dépend de l'interprétation du terme rendu par enseigner» au verset 12, que certains traduisent enseigner en prenant autorité». De quel enseignement s'agit-il ? Les avis sont rôle de la femme dans l'EglisePour faire court, voici 4 manières de comprendre le texte. Certains défendent tout enseignement, et toute prise de parole de la femme, ce qui pose problème avec la prière publique et la prophétie pourtant autorisée ailleurs. D'autres considèrent que le ministère d'enseignement avec autorité n'était valable qu'à une époque où le Nouveau testament n'existait pas. L'ordre de Paul vise donc des femmes qui pourraient prendre autorité par leur enseignement puisqu'il n'y avait pas encore de canon de l'Ecriture formé. D'autres affirment que cet ordre se limite à Ephèse et qu'il est purement contextuel. Cela ne me paraît pas faire justice au texte qui est d'ordre général. On peut aussi voir une interdiction pour la femme d'exercer un enseignement revêtu d'autorité, c'est-à-dire un ministère d'enseignant principal, de docteur de l'Eglise. Pour le texte de 1 Corinthiens je laisse tomber les interprétations qui voient ce texte comme un ajout ultérieur ou celles qui restreignent son application. Il ne s'agit, semble-t-il, pas non plus de bavardage. La manière de comprendre la plus probante à mes yeux mais d'autres avis existe et je me prétends pas avoir la vérité sur ce texte comme sur le précédent est de considérer le passage dans son ensemble, commençant au verset versets 33-35, Paul évoque les prophéties et notamment leur évaluation, puisque les prophéties du Nouveau Testament ne sont pas infaillibles et doivent être évaluées voir verset 29. La traduction de la Bible du Semeur» favorise d'ailleurs cette interprétation, même si cela reste une peut alors comprendre que les femmes ne peuvent exercer un ministère d'autorité en évaluant les prophéties, et par extension, les exhortations, témoignages, encouragements donnés en application de l'enseignement je résume ce que ces 2 textes soulignent, j'arrive à 3 conclusions personnelles La femme peut prendre la parole dans l'Eglise pour apporter un encouragement, une exhortation à l'application de l'Ecriture, ce que nous appelons un témoignage. Il ne lui est pas permis d'être docteur de l'Eglise», c'est-à-dire référence ultime en matière d'enseignement, de doctrine. Certains diront que de toute façon, tout enseignant reste soumis à l'Ecriture, ce qui est vrai pour l'homme comme pour la femme. D'autres objecteront que les anciens exercent une autorité et refuseront cette fonction pour les femmes par l'autorité qu'elles prennent sur les hommes dans le cadre de l'Eglise. On note que ce sont les anciens qui sont responsables de l'enseignement et vont évaluer les prophéties, les enseignements, les prises de parole publiques dans les Eglises. Paul restreint l'exercice de l'autorité de la femme sur l'Eglise, mais toutes les autres fonctions lui sont ouvertes. Il faut aussi préciser que si la femme ne doit pas prendre autorité sur l'homme, cela ne signifie pas pour autant que tout homme a autorité sur toute femme. Le côté individuel ne s'applique pas ainsi. Les anciens collectivement, et non individuellement ont autorité sur toute l'Eglise autorité déléguée par Christ, autorité de service, mais autorité malgré tout et la femme est soumise à son mari. Il n'y a pas d'autres principes qui enseigneraient une domination, une autorité des hommes sur les selon les chapitres 14 et 15 de l'épître aux Romains, nous devons veiller à ne pas choquer par nos paroles et notre enseignement. Il est ainsi parfois préférable que la femme limite certaines prises de parole si l'assemblée ne peut les livre peut vous aider, au moins dans les questions qu'il pose et par les pistes de recherche qu'il offre, même si vous n'êtes pas obligés d'être d'accord avec les conclusions qu'il tire comme avec ce que j'ai partagé, bien sûr. Il s'agit de La femme dans l'Eglise», d'Alfred Charvin, pasteur
Réservé aux abonnés Publié hier à 0800, Mis à jour hier à 1042 Christine Lagarde se confie à Madame Figaro depuis son bureau à Francfort. Matias Indjic ENTRETIEN EXCLUSIF - Pour Madame Figaro, la présidente de la Banque centrale européenne revient sur deux années intenses, entre pandémie, guerre en Ukraine et inflation. Elle nous parle d'elle, des défis à relever et de sa vision pour l'avenir. Pour la voir, il faut passer plusieurs sas. Celui du calendrier médiatique, d'abord. Christine Lagarde n'appartient plus à la France depuis longtemps, mais doit depuis le 1er novembre 2019 – date de sa nomination à la tête de la Banque centrale européenne BCE – se partager entre les 19 pays de l'Union européenne utilisant l'euro. Ce qui réduit la fenêtre de tir et contribue à rendre sa parole rare et précieuse. Le second sas, lui, est physique. À l'image de cette tour à la fois anguleuse et torsadée – signée de l'architecte autrichien Wolf Dieter Prix – qui s'élève sur les rives du Main, à Francfort, la présidente semble presque isolée dans son bureau du 40e étage – quand seuls les badges d'une garde rapprochée peuvent dépasser le 37e. Deux ascenseurs et un couloir plus loin, elle est là, souriante, accessible, dans son bureau de verre qui surplombe la coulée verte du quartier d'Ostend et cette ville où elle réside la semaine – elle essaie de rentrer autant que possible le week-end en… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 95% à les articles Madame Figaro à partir de 0,99€Inclus dans l’abonnement numérique du Figaro, annulable à tout moment Déjà abonné ? Connectez-vous
Les femmes doivent-elles encore aujourd'hui sacrifier » leur carrière pour avantager celle de leur conjoint ? Une récente étude publiée dans la Harvard Business Review » met en lumière une nouvelle dimension des inégalités professionnelles entre hommes et femmes à progression de carrière égale, les conjoints rechignent encore à faire passer leurs ambitions professionnelles après celles de leur épouse. Et si, en plus de devoir se battre au travail pour obtenir les mêmes perspectives de carrière et le même salaire que leurs homologues masculins, les femmes devaient aussi, pour réussir professionnellement, briser le plafond de verre qui se trouve… à la maison ? Alors qu'aujourd'hui encore, à travail et compétences égales les femmes continuent d'être rémunérées en moyenne 27% de moins que les hommes, une étude parue ce mois-ci dans la Harvard Business Review montre que les inégalités entre hommes et femmes, en plus d'avoir d'être bien ancrées dans la sphère professionnelle, ont aussi lieu dans le cadre privé. C'est ce qu'affirment Robyn Ely, Pamela Stone et Colleen Ammerman. Dans un article intitulé Rethink What You "Know" About High-Achieving Women Repensez ce que vous savez à propos des femmes performantes, publié dans l'édition de décembre de la Harvard Business Review, les trois chercheuses en sociologie tendent à prouver que ce n'est pas le fait d'avoir des enfants qui freine la carrière professionnelle des femmes, c'est avant tout que leur conjoint refuse bien souvent de mettre leur propre carrière professionnelle en stand-by, même quelques mois, au nom de la parité dans leur couple. Les femmes plus enclines à sacrifier leur carrière que les hommesMais comment expliquer que les femmes fassent une nouvelle fois les frais de ce fameux plafond de verre, et cette fois-ci au sein de leur propre foyer ? Pour comprendre pourquoi la réussite professionnelle des femmes était toujours considérée comme moins importante que celle de leur concubin, les trois chercheuses ont interrogé plus de 25 000 diplômés de la Harvard Business School, femmes et hommes, issus de trois générations différentes les baby-boomers 49-67 ans, la génération X 32-48 ans et les Millennials la génération Y, 26-31 ans.Malgré un niveau d'études et des aspirations professionnelles similaires une fois leur diplôme en poche, l'étude montre qu'hommes et femmes appréhendent de manière très différente leur réussite professionnelle et ce, quel que soit leur âge. Ainsi, alors qu'environ 50 à 60% des hommes des trois générations se disent satisfaits » ou très satisfaits » de leur expérience au travail, ainsi que de leurs possibilités d'avancement de carrière et de leur capacité à concilier leur vie pro et leur vie familiale. À l'inverse, seules 40 à 50% des femmes interrogées se disent satisfaites de leur vie professionnelle et de leur capacité à mener de front leur carrière et leur vie de famille. Pour les auteures de l'étude, ce n'est, contrairement aux idées reçues, pas le fait d'avoir des enfants qui rend les femmes moins satisfaites de leur carrière professionnelle c'est le fait d'avoir dû la sacrifier au profit de celle de leur conjoint. Elles en veulent pour preuve la comparaison des chiffres entre femmes et hommes mettant momentanément leur vie professionnelle entre parenthèses pour s'occuper des enfants. Mais pas seulement. Combien d'hommes seraient aujourd'hui prêts à quitter leur entreprise et à renoncer à une promotion pour suivre leur épouse à l'autre bout du pays, si cette dernière y avait une opportunité professionnelle ? Pour étayer leur thèses, Robyn Ely, Pamela Stone et Colleen Ammerman citent notamment le cas du cabinet de conseil et d'audit Deloitte & Touche. Au début des années 1990, le chef de direction du cabinet Mike Cook a constaté que seuls 10% des associés étaient des femmes, même si Deloitte & Touche avait procédé à l'embauche d'autant de femmes que d'hommes une dizaine d'années auparavant. En étudiant mieux les chiffres, il s'est rendu compte que 70% des femmes qui avaient quitté l'entreprise avaient retrouvé du travail ailleurs, et à temps plein, moins d'un an plus tard. Moins de 10% d'entre elles avaient pris la décision de se consacrer à leur vie familiale. Une persistance du schéma familial traditionnel l'homme fait carrière, la femme élève les enfantsVingt ans plus tard, ce phénomène est toujours d'actualité. Bien que les femmes et les hommes aient des priorités de carrière assez similaires, la croyance selon laquelle la carrière d'une femme est moins importante que celle d'un homme est encore largement d'actualité. 77% des sondés 73% des hommes, 85% des femmes pensent que faire passer la famille avant le travail » est l'obstacle n°1 à l'avancement professionnel des femmes. Et c'est là où le bât blesse. À tout vouloir mener de front carrière et maternité, puis vie de famille, les femmes relèguent bien souvent leurs ambitions et leur épanouissement professionnel après celui de leur conjoint. L'équilibre dans le couple et la conciliation parfaite entre carrière et responsabilités familiales sont-ils à chercher du côté de la jeune génération, plus sensible aux questions de parité et de mixité ? Pas vraiment. D'après l'étude, comme leurs prédécesseurs, les hommes de la génération Y ont des attentes plus traditionnelles que les femmes du même âge. Alors que trois quarts des femmes âgées de 26 à 31 ans considèrent aussi leur propre carrière professionnelle comme une priorité, 50% des hommes issus de la génération Y estiment que leur carrière passe avant celle de leur conjointe. Ils sont également 66% contre 42% des femmes à espérer que cette dernière prendra en charge l'éducation des enfants.>> Working Dads les hommes sont cloués au "plancher de verre" <<
1 Aborder la question du féminin dans notre société nous conduit de toute évidence à interroger la Bible puisqu’elle est une des bases sur lesquelles s’est construite la civilisation occidentale. 2 Il faut préalablement dire quelques mots sur le texte lui-même. La construction des Écritures fut une véritable sécrétion » par un grand nombre d’auteurs dont le travail s’est étendu sur plusieurs siècles. L’efficacité et la force du texte biblique ne sont pas à démontrer. Quant aux moyens de cette puissance, il faut avouer que rien n’a été négligé grand spectacle dont Hollywood n’a su rendre qu’une infime partie la violence, le sang, la mort, l’amour, le sexe sont sans cesse présents. Et la Loi a été soigneusement installée au milieu de tout cela, d’une manière qui la rend indissociable de toutes les histoires qui l’introduisent, l’illustrent et donnent à son interprétation un champ infini. Et, dans ce monde de la Bible, chacun peut trouver sa place, la définition de son rôle et des motifs d’espérer. 3 Mais tout cela serait peut-être resté l’apanage du peuple juif, si ce dernier n’avait été rendu perméable par l’exil et la conquête dont il fut victime. Chaque année, le dix Tévet, le judaïsme commémore un événement survenu quelque trois cents ans avant notre ère, la première traduction de la Bible de l’hébreu en grec. Ce qui fut d’abord un jour de fête, car il marquait l’enrichissement du patrimoine culturel de l’humanité, la tradition en a fait un jour de deuil et de jeûne. Ce jour, nous pouvons le considérer comme le point de départ d’une civilisation occidentale dont Emmanuel Levinas disait en substance que c’était la Bible plus les Grecs ». Le visage de l’Occident, christianisme aidant, a commencé à se modeler et son histoire à prendre un sens nouveau. Il suffirait pour nous de voir la place de la mythologie grecque et de Moïse dans l’âme de Freud pour confirmer la profondeur et la vérité de cette affirmation. 4 D’où vient la femme et quelle est sa place ? Ouvrons d’abord la Genèse pour y lire les récits de la création de l’humain. Ce pluriel est justifié car le livre contient deux récits juxtaposés, d’origines probablement distinctes, qui ont été rassemblés sans véritable souci de cohérence apparente. Le premier de ces récits Gn 1, 27-28 vient simplement indiquer que Dieu est le créateur de l’humain, qu’il l’a créé à son image, ce qui n’est pas rien. 5 Cet humain, il l’a créé homme et femme [1] ». Suit le commandement de croître et de se multiplier et de mettre la terre en valeur, la terre qui leur est donnée, avec tout ce qu’elle contient. Pour compléter, il fallait un second récit, qui rende compte de ce qu’il peut y avoir de dynamique dans les rapports entre homme et femme et réponde à certaines inquiétudes que la femme peut faire naître chez l’homme. Ce récit, c’est celui du jardin d’Éden. La création de la femme commence par la constatation du manque. L’homme ne trouve pas de compagne qui lui soit assortie Gn 1, 20. On rapporte que certains sages disaient qu’Adam coucha auprès de chaque créature mais qu’aucune ne lui plut vraiment... 6 Il faudra pour lui une vraie compagne, une créature de désir qui réponde à son manque. Il faut qu’elle soit humaine, de la même nature que lui, mais, née dans son sommeil, elle comportera toujours une part de mystère. Celle-ci, pour le coup est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ; celle-ci sera nommée icha [2], parce qu’elle a été prise de ich [3]. C’est pourquoi l’homme abandonne son père et sa mère ; il s’unit à sa femme, et ils deviennent une seule chair. »Gn 2,23 7 Le récit devient ainsi, non plus seulement celui de la création de l’homme et de la femme, mais celui de la création du premier couple. Et effectivement, cette mystérieuse créature déborde de vie, comme elle déborde de désir et s’en va tout droit vers la faute. L’homme et la femme encourront les reproches de l’Éternel. Mais il faut noter que les reproches de ce dernier sont différenciés. 8 À la femme, l’Éternel reproche d’avoir désobéi. À la femme, il dit J’aggraverai tes labeurs et ta grossesse ; tu enfanteras avec douleur ; la passion t’attirera vers ton époux, et lui, te dominera » Gn 3, 16. 9 Toute cette puissance de vie et de désir, la femme doit la mettre au service de l’enfantement, où elle doit voir sa misère, tout comme sa grandeur. 10 La seconde partie du verset n’est pas moins importante pour la définition de la condition de la femme. Elle vient rappeler que la puissance du désir est du côté féminin, qu’elle n’y peut résister et que ce doit être à l’homme de lui mettre des bornes. 11 Car, à Adam, l’Éternel-Dieu reproche d’avoir cédé à la voix de son épouse Gn 3, 17. Dieu commande à la femme d’être soumise à son mari et le premier moyen de domination qui est donné à l’homme sur la femme, c’est le pouvoir de la nommer. Le nom d’Ève paraît seulement à ce moment du récit Gn 3, 20. Il peut être traduit par vie » ou vivante ». L’homme est nommé par Dieu et la femme obtient son nom de l’homme qui la domine. Dieu, quant à lui, ne révèle pas son nom, il n’a que des appellations. 12 L’accomplissement de la femme se fera dans l’enfantement. Ève devient la mère de tous les vivants » Gn 3, 1. Or, l’homme s’était uni à Ève, sa femme. Elle conçut et enfanta Caïn en disant “J’ai fait naître un homme, conjointement avec l’Éternel !” », Gn 4, 1. La femme est la coopératrice de l’Éternel et le père n’a qu’un rôle de procréateur. Il en sera de même pour Abel Elle enfanta ensuite son frère Abel » Gn 3, 2. On sait ce qu’il adviendra des deux frères... 13 Le premier homme, né d’Ève par la volonté de son père Adam, sera Seth. C’est de lui que descendront Noé et par lui tous les hommes de la suite de l’histoire Adam, ayant vécu cent trente ans produisit un être à son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth » Gn 4, 25. On peut remarquer dans le texte hébreu qu’Adam qui signifie humain » était jusqu’à la naissance de Seth écrit avec un article qu’il perd dans la suite, devenant un nom propre. C’est en quelque sorte la naissance de Seth qui fait d’Adam un père véritable et achève son humanité. 14 Et Ève, la mère, que devient-elle ? Vous remarquerez qu’on n’en parle plus. La transmission du père vers le fils est devenue la seule prise en compte. C’est ainsi que, quand les Évangiles rapporteront la généalogie de Jésus, ils ne mentionneront que l’ascendance de Joseph ! 15 On voit avec quel soin sont décrits l’enfantement des garçons et les échecs possibles de cette entreprise si le père n’est pas solidement en place. En revanche, nous constatons avec surprise que le livre ne nous rapporte pas les circonstances de la naissance des premières générations de filles. On sait qu’elles sont là, mais elles voient le jour hors du récit. Nous ne les voyons pas plus naître qu’Adam n’avait vu la création d’Ève pendant son sommeil. Toutefois, on ne manque pas de nous rappeler qu’elles sont remarquablement belles, ces filles des hommes, et que leur beauté va attirer les anges, déchus ou non. De cette union naîtront des géants [4]. Ce passage un peu surprenant du sixième chapitre de la Genèse, nous pouvons penser qu’il a été placé là pour indiquer que la beauté des femmes recèle une force et un danger qui peut aller au-delà de l’humain. Cette beauté s’exerçant sur la vue, il y a donc lieu de voiler les corps. C’est si important que l’Éternel-Dieu lui-même confectionne les tuniques de peau dont il vêt Adam et Ève Gn 3, 21. 16 Le corps de la femme est un trésor extraordinaire, mais il est potentiellement dangereux. La vue du corps féminin dénudé provoque de manière irrépressible le désir de l’homme. Ainsi en est-il de Bethsabée que David voit nue, un soir, depuis la terrasse de son palais 2S 11, 1 ou de Susanne au bain dans le livre grec de Daniel. Au demeurant, l’image de la femme nue est également utilisée par l’auteur du livre de Judith qui prend bien soin de nous dire qu’elle était fort belle et nous décrit avec complaisance ses quotidiennes ablutions nocturnes. Car la beauté féminine peut être une arme, pour tuer, dans le cas de Judith, ou une arme politique, dans le cas d’Esther. Si la femme doit être cachée, la jeune fille doit, jusqu’au mariage, garder sa virginité. C’est une véritable obsession qui va conduire au meurtre deux des fils de Jacob, Siméon et Lévi, à la suite du viol de leur sœur Dina Gn 34, 1s. Leur père désapprouvera une violence aussi disproportionnée qu’inutile, mais dont il n’a pu empêcher l’accomplissement. On pourrait rapprocher de cela l’épisode de Tamar, violée par son demi-frère Amnon et vengée par son frère Absalom 2S 13. 17 Le désir sexuel de la femme peut dépasser toute limite. Ainsi la femme de Putiphar se précipite-t-elle sur Joseph Gn 39, 7 à 20. Et, dans son plus creux, le corps féminin est aussi habité par le désir d’enfants. L’épisode des filles de Loth Gn 19, 31-32 vient montrer jusqu’où il peut aller. Et la leçon est une nouvelle fois donnée avec Jacob, qui, sans l’avoir vraiment voulu, est marié avec deux sœurs. Et celle qu’il aime n’est pas celle qui lui donne des enfants. Rachel, voyant qu’elle ne donnait pas d’enfant à Jacob, conçut de l’envie contre sa sœur, et elle dit à Jacob “Rends-moi mère, autrement, j’en mourrai !” » Gn 30, 1. Et Jacob de se fâcher contre Rachel, c’est Dieu qui accorde la fécondité et lui seul ! La stérilité apparaît comme une malédiction, ce qui ne rend pas enviable le sort de la femme stérile. 18 Que dit la loi mosaïque dont nous avons décrit les liens si étroits avec les récits bibliques ? La Loi, particulièrement dans le livre du Deutéronome, va prévoir des dispositions sévères pour garantir la virginité des jeunes filles Dn 22, 28-29. Elle garantira également la fidélité des femmes Dn 22, 22. Le divorce n’existe qu’à l’initiative du mari. C’est en fait une répudiation. La femme est alors libre de se remarier, mais son premier mari perd alors le droit de la reprendre Dn 22, 28-29. 19 Mais aussi, prudemment, la Loi prévoit comme une nécessité que la jeune mariée soit satisfaite Si quelqu’un a pris nouvellement femme, il sera dispensé de se rendre à l’armée et on ne lui imposera aucune corvée il pourra vaquer librement à son intérieur pendant un an, et rendre heureuse la femme qu’il a épousée » Dn 24, 5. 20 Si la femme donne la vie, il faut rappeler que le principe vital de toute créature, c’est son sang qui est dans son corps » Lv 17, 14. Et le sang rend impur qui le touche. Lorsqu’une femme éprouvera le flux, son flux, c’est le sang qui s’échappe de son corps, elle restera sept jours dans son isolement ; et quiconque la touchera sera souillé jusqu’au soir » Lv 15, 19. Après un accouchement, il existe également une prescription d’impureté, mais sa durée est augmentée si c’est une fille... Fréquemment impure, la femme y gagne un sentiment d’infériorité qui facilite son assujettissement. Mais également, cela a pour effet de séparer périodiquement le monde de l’homme de celui de la femme, de maintenir une distance, un mystère propre à entretenir le désir. Adam aurait-il tant désiré Ève si elle n’avait été créée pendant son sommeil ? 21 Mais la Bible n’a pas réservé aux femmes uniquement le rôle de mère, elle garde la mémoire de prophétesses, de reines vertueuses comme Esther ou abominables comme Jezabel ou Athalie et d’héroïnes meurtrières comme la belle Judith. De l’histoire de cette dernière, il faut rapprocher celle de la prophétesse Débora et de Yaël. Barak avait peur de s’avancer au combat sans la présence de Débora, et la prophétesse lui répliqua Certes, j’irai avec toi ; seulement, ce n’est pas à toi que reviendra l’honneur de ton entreprise, puisque c’est à une femme que l’Éternel aura livré Sisara » Jg 4, 9. Et Sisara, le chef cananéen, mourut de la main de Yaël, cloué d’une tempe à l’autre par un piquet de tente. Si l’homme est défaillant, la femme peut se montrer plus terrible que lui. 22 Ces femmes fortes, que savons-nous de leur enfance ? Rien. 23 En revanche, les récits d’enfance concernant les personnages masculins sont nombreux dans la Bible. Ces garçons dont la naissance a été très fortement désirée ont comblé leurs mères. L’histoire d’Isaac nous est ainsi contée dès avant sa conception. Le récit de l’enfance de Samuel est également très instructif et nous savons qu’il fut un père malheureux, ses fils, Joël et Abya, ne suivant pas ses voies 1S 8, 1s. Ces récits continuent dans les Écritures chrétiennes, il suffit de citer Jean et Jésus. Mais les Évangiles ne décrivent pas l’enfance d’Élisabeth et de Marie, leurs mères. Parmi les écrits apocryphes, le protévangile de Jacques repris par l’Évangile de la nativité de Marie présente un récit de la naissance et de l’enfance de Marie peu original puisqu’il reprend les traits principaux du récit de la naissance et de l’enfance de Samuel. 24 Prophétesses et autres héroïnes entrent dans les récits bibliques sous la forme de femmes accomplies. Pour aucune d’entre elles on ne nous rapporte que ses parents ont désiré avoir une fille. 25 Si les relations père-fils sont souvent décrites, les relations entre mère et fille ne le sont guère. Les relations d’une jeune veuve, Ruth, et de sa belle-mère, Noémi, sont plus en valeur. Toutefois, le but avoué n’est autre que la conquête de Boaz, le nouveau mari de Ruth. 26 Et les relations entre père et fille ? 27 On peut en voir un exemple dans la tragédie de la fille de Jephté le Galaadite au livre des Juges. Le nom de la fille de Jephté ne nous est pas précisé, mais nous savons qu’en dehors d’elle, le terrible chef de guerre n’avait pas d’enfant. Au moment de partir en campagne contre les Ammonites, Jephté avait fait ce vœu à l’Éternel Si tu livres en mon pouvoir les enfants d’Ammon, la première créature qui sortira de ma maison au-devant de moi, quand je reviendrai vainqueur des enfants d’Ammon, sera vouée à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste » Jg 11 ; 31. Et, lorsque, vainqueur, Jephté s’en revint chez lui, ce fut cette fille chérie, qui vint à sa rencontre avec des tambourins et des chœurs de danse ». Quand il la vit, il déchira ses vêtements et s’écria “Hélas, ma fille, tu m’accables ! c’est toi qui fais mon malheur ! Mais je me suis engagé devant l’Éternel, je ne puis m’en dédire.” Elle lui répondit “Mon père, tu t’es engagé devant Dieu, fais-moi ce qu’a promis ta bouche...” » Jg 11 ; 35-36 Abraham n’a pas sacrifié effectivement son fils, Jephté, lui, a immolé sa fille ! 28 Bien sûr, on peut en extraire l’enseignement qu’il ne faut pas s’engager à la légère devant l’Éternel. C’est également un exemple de la soumission que la fille doit avoir pour son père. Nous croyons aussi y lire une histoire d’amour. Rien ne dit que Jephté aimait moins son unique fille que s’il se fût agi d’un fils. Et la fille de Jephté aimait son père au point d’accepter sans une plainte de mourir de sa main. 29 Tout père doit renoncer à l’amour de sa fille puisque cette dernière doit quitter la maison paternelle. Le Commentaire sur la Torah [5] de Jacob Ben Isaac Achkenazi de Janow rapporte que Dans le Midrach Rabba, il est écrit Rabbi Gamaliel maria sa fille ; au moment de quitter la maison de son père, elle lui dit “Père, bénis-moi.” 30 Il la bénit et ajouta 31 – Chère fille, fasse le Saint, béni soit-il, que tu ne reviennes jamais plus dans ma maison. 32 – Cher père, pourquoi me maudire de la sorte ? 33 – Détrompe-toi, je t’ai donné ma bénédiction afin que tu sois bien dans ta maison, que tu désires y rester et que tu n’aies jamais plus envie de revenir ici. » 34 On devine bien de la passion dans les paroles du sage. On sent la tristesse et la douleur de sa fille. 35 En conclusion, la leçon est d’une désarmante simplicité. La fille doit rester vierge jusqu’à son mariage, elle doit quitter alors la maison de ses parents et ne rien espérer que dans son statut d’épouse fidèle et obéissante, puis de mère, d’un fils tout particulièrement. Elle peut y voir son accomplissement, comme Sara, ou comme Marie, mère de Jésus. De plus, elle doit rester un mystère pour l’homme que sa sexualité attire et inquiète. Et il y a beaucoup de chance qu’elle demeure également un mystère à ses propres yeux... Mais cette femme, car chacun doit avoir son heure, garde au fond d’elle l’espoir de renouveler l’histoire d’une des grandes héroïnes d’Israël. 36 Le texte biblique dit beaucoup de choses sur les conditions de la réussite de la construction psychique du garçon, et le fait d’avoir une bonne mère » du type que nous venons de décrire en est une. En revanche il en dit peu sur la construction psychique de la fille. Mais ce silence est éloquent. Il exprime à merveille le manque. La fille grandit dans la conviction que sa naissance n’a pas été une cause de satisfaction pour sa mère. Elle grandit aussi dans l’amour de son père, mais cela doit rester un secret. 37 Mais au fond, ce discours, ne faudrait-il pas le mettre en parallèle avec le propos traditionnel de la psychanalyse sur la femme, en tout cas de celui de Freud qui a laissé plus de terrae incognitae dans ce domaine que dans d’autres ? Il est d’ailleurs remarquable qu’il se soit intéressé à la personne de Moïse beaucoup plus qu’à son enseignement. 38 Et notre époque, a-t-elle su vraiment construire un discours cohérent et fécond sur le féminin ? Notes [1] La distinction est absolue et ne laisse pas de place pour qui ne serait ni tout à fait homme ni tout à fait femme. Les cas d’ambiguïté sexuelle tout comme les cas de transsexualisme nous montrent pourtant que les choses sont loin d’être aussi simples. [2] Femme, littéralement hommesse ». [3] Homme. [4] Ce n’est pas la seule irruption dans le texte biblique d’une mythologie étrangère au monde juif. Ainsi, Isaïe 34, 14 mentionne les satyres et Lilith, démon femelle babylonien. Il faut d’ailleurs rappeler que la Bible ignore la légende de Lilith. Il n’y a dans la Genèse qu’une seule première femme, Ève. [5] Recueil populaire composé en yiddish au xvii e siècle.
Égalité des droits, divorce, éducation pour tous… Celle qui plaça la femme au cœur de sa lutte, dans la tempête politique que fut la Révolution, avait une liberté de parole qui lui coûta la Laura Manzanera, écrivainePublication 14 juil. 2021, 1400 CESTOlympe de Gouges remettant sa Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » à Marie-Antoinette. Estampe éditée en 1790. PHOTOGRAPHIE DE Claude-Louis Desrais illustrateur et Frussotte graveur, 1790./Bibliothèque nationale de France, département Estampes et photographie/ GallicaControversée et embarrassante pour la Révolution par ses opinions modérées, Olympe de Gouges est condamnée à mort en 1793. Juste avant que la lame ne tombe, elle s’exclame Enfants de la Patrie, vous vengerez ma mort ! » Elle ne reçoit qu’une réponse unanime Vive la République ! » DES ORIGINES MODESTES Elle est baptisée à Montauban sous le nom de Marie Gouze en 1748. Ses parents sont Anne-Olympe et Pierre Gouze, boucher, bien qu’il soit de notoriété publique que son père biologique est l’auteur dramatique Jean-Jacques Lefranc de Pompignan. Son éducation elle apprend à peine à lire et à écrire est très limitée. En 1765, elle est mariée de force à Louis-Yves Aubry, de qui elle eut son unique enfant. Elle est vite libérée de ce mariage en devenant veuve l’année suivante, et ne se remariera jamais le mariage est pour elle le tombeau de l’amour et de la confiance ». Son idéal du couple est une union entre homme et femme à travers un contrat qui, en cas de séparation, permet d’avoir avec d’autres personnes des enfants reconnus. Désireuse de commencer une nouvelle vie, elle change de nom et devient Olympe de » Gouges, une particule avec laquelle elle voulait sans doute masquer ses origines modestes. Sous cette nouvelle identité, elle s’installe à Paris avec son ami et amant Jacques Biétrix, dont la générosité lui permet de vivre sans soucis d’argent et de tenter sa chance comme écrivaine. Olympe s’intègre bien dans la France des apparences de Louis XVI et met à profit son esprit et son aisance à parler pour se faire une place dans l’élégante société parisienne, notamment dans les salons littéraires tenus par des femmes, première étape vers son ambition. Malgré sa mince éducation, elle sera l’autrice de plus de 4 000 pages pamphlets, lettres et pièces de théâtre, textes politiques, philosophiques et utopiques. La voici devenue femme de lettres. POLÉMIQUE EN PLEIN THÉÂTRE À cette époque, seule une minorité de Français lisaient couramment, ce qui explique le succès rencontré par le théâtre, dont Paris était la capitale. Après avoir assisté au Mariage de Figaro de Beaumarchais, au théâtre de la Comédie-Française, Olympe écrit Le Mariage inattendu de Chérubin, personnage secondaire de l’œuvre de Beaumarchais, qui l’accuse de plagiat la pièce ne sera jamais jouée sur scène. Portrait d'Olympe de Gouges attribué à Alexandre Kucharski. Pastel sur parchemin, vers DE Wikimédia CommonsAprès ce premier échec, Olympe se confronte en 1784 aux acteurs de la Comédie-Française, le seul théâtre à disposer alors d’une troupe stable d’interprètes, avec Zamore et Mirza, un drame dont le héros est un esclave noir et dont le thème, politiquement subversif, défend l’abolitionnisme. Peut-être n’a-t-elle pas fait preuve de beaucoup de tact en insultant les comédiens et en essayant de les soudoyer. La pièce est alors rayée du répertoire de la Comédie-Française. Le caractère impulsif de la jeune femme l’a fait tomber dans le piège des comédiens, qui ont utilisé une lettre de cachet – une lettre adressée au pouvoir royal – exigeant son emprisonnement. Un coup de chance et quelques protecteurs permettent cependant à Olympe de Gouges d’éviter le pire, mais elle est déjà sur liste noire. C’est pourquoi elle a sans doute été la première surprise lorsque, en décembre 1789, est finalement jouée la première de Zamore et Mirza. DISPOSITIONS HUMANISTES ET ENGAGEMENT SOCIAL Cette même année, le 5 mai, les États généraux de France ont été convoqués à Versailles. Mais la représentation du tiers état – l’ordre comprenant ceux qui n’appartenaient ni au clergé ni à la noblesse, c’est-à-dire la majorité des Français, y compris la grande bourgeoisie – n’est pas équitable, et cela déchaîne la tempête. Le peuple s’empare de la Bastille, les catogans remplacent les perruques, et la cocarde tricolore s’affiche partout. La politique est à la mode, et Olympe en tire profit. Dans ses écrits, elle exige des maisons pour les personnes âgées, les veuves avec des enfants et les orphelins, des ateliers pour les chômeurs ou un impôt sur le luxe. Ses dispositions humanistes et son engagement social ne masquent pas un rapport avec sa propre situation elle a un fils et s’inquiète pour les mères, elle a été une épouse malheureuse et se bat pour le divorce, elle est une bâtarde et exige la reconnaissance des enfants naturels, elle n’a reçu qu’une maigre éducation et veut qu’elle soit dispensée à tous. Mais ses positions modérées dressent contre elle tant les royalistes que les révolutionnaires ou patriotes ». Lors de la marche des femmes » sur Versailles, le 5 octobre 1789, des hommes de main font irruption chez elle et l’accusent de revendications populaires et d’offenses à la famille royale. Il est vrai qu’Olympe, bourgeoise progressiste au grand cœur, n’a jamais voulu s’éloigner de l’aristocratie elle défend une monarchie réformée et se définit comme une patriote royaliste », deux termes alors peu conciliables. Et si elle voit d’un mauvais œil la dépensière Marie-Antoinette, elle exonère en revanche Louis XVI. Son énergie et sa spontanéité vont provoquer sa perte. Anonyme, Olympe de Gouges. Mine de plomb et aquarelle, dix-huitième siècle. Musée du DE Wikimédia CommonsN’appartenant à aucune formation politique, elle se fait beaucoup d’ennemis, flottant d’un parti à l’autre, […], au flot de son cœur », comme le dit d’elle Michelet dans son Histoire de la Révolution française 1847-1853. Ses arguments changent, et elle finit par devenir contre-révolutionnaire ». Mais en 1791, bien qu’affectée par l’arrestation de la famille royale en fuite et malgré sa défense de Louis XVI, elle revient au républicanisme. Enfin, elle soutient les Girondins face aux Montagnards, ce qui signe sa condamnation à mort. DE LA PRISON À L'ÉCHAFAUD Parmi les principes défendus puis abandonnés par la Révolution se trouve la participation à la vie publique des femmes, qui ne sont plus habilitées à assister à aucune assemblée politique ». Déçue, Olympe publie en septembre 1791 la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, considérée comme le premier manifeste féministe. Olympe y réclame l’égalité juridique et légale des femmes, et inclut des réformes pionnières, telles que le suffrage universel, le divorce ou le concubinage, qui ne deviendront réalité qu’au XXe siècle, voire, dans certains pays, seulement au XXIe siècle. Sa chute est provoquée par une affiche où elle propose que chaque département du pays choisisse entre trois types de gouvernement républicain, fédéral ou monarchique. Elle n’est pas signée, mais une délation la conduit devant le Tribunal révolutionnaire pour promouvoir une autre forme de gouvernement qui n’est pas la République », puis à la prison de la Conciergerie, où elle continue à écrire contre la terreur jacobine et son chef, Robespierre. Olympe est guillotinée deux semaines après Marie-Antoinette, le 3 novembre 1793. La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la tribune », avait-elle écrit. On lui refuse la tribune. Mais, après l’échafaud, elle tombe dans l’oubli. Certes, Olympe de Gouges n’a pas été la femme la plus vertueuse de son siècle », selon ses propres mots ; mais nous devons à une ignorante de grandes découvertes », affirme Mirabeau, activiste et théoricien de la Révolution française. De nombreux contemporains voyaient en elle une rebelle sans cause, mais ses actions suivaient une stratégie réfléchie. Elle a osé en effet soulever des questions que les révolutionnaires eux-mêmes ont ignorées. Et il faut admirer son esprit de dépassement. Être provinciale, plébéienne, bâtarde et d’éducation sommaire ne l’a pas empêchée de faire entendre sa voix. C’est probablement en sa personne qu’elle a poussé le plus loin la devise Liberté, Égalité, Fraternité ». Cet article a initialement paru dans le magazine National Geographic Histoire et Civilisations. S'abonner au magazine
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